À propos du film « CO2 : Demain j’arrête »

Lors de la création de notre association, l’une des premières choses que nous avons faites a été de prendre contact avec des associations semblables dans le monde (il en existe encore bien peu hélas!) pour profiter de leurs expériences et éviter les doublons. La première visite que nous avons faite a été d’aller à Münich voir les gens du FÖS, et leur directeur, M. Anselm Görres. Celui-ci nous a bien prévenus dès sa première phrase qu’il est difficile et ingrat de se lancer dans cette réforme, que personne n’en veut vraiment, que personne ne l’aime et que personne n’a envie de payer plus cher son carburant.

Or, la survie de notre planète passe – entre autres – par cette réforme, c’est du moins notre avis.. Parmi les instruments du marché le seul qui s’adresse à tous est celui-là, la taxe rétrocédée aux gens.

Cette constatation, que la RFE n’est pas aimée, nous avons pu le revivre ensuite plusieurs fois, lors des débats que nous avons eus nous mêmes avec des banquiers, des députés, des écologistes et des entrepreneurs. Elle ne s’est jamais démentie. Le déficit d’information est important, les gens ne comprennent pas en profondeur l’idée d’un tax shift. Nous avons alors pris la décision de nous lancer dans la réalisation d’un film, dans l’espoir de permettre le débat et de créer un peu d’information dans les milieux européens, notamment dans les milieux qui vont devoir appliquer les protocoles de Kyoto et la suite, toute la suite, dans des lois.

Le scénario est né de ces réflexions, et de quelques autres, il est encore évolutif (et paradoxalement j’espère un peu qu’il le restera longtemps, tant qu’on évolue on est vivant).