En savoir plus sur les CDM

Pour être éligibles au CDM, les projets doivent satisfaire deux critères fondamentaux:

  • Les projets doivent être additionnels, c’est à dire que sans l’aide du CDM, ils n’auraient pas pu être réalisés. Ce point est crucial, car si l’additionalité n’est pas respectée, le projet CDM (aussi bon soit-il) participe à une AUGMENTATION des émissions. Explication détaillée et en image.
  • Les projets doivent participer au développement durable tel que défini par les pays hôtes des projets.

Malheureusement, de très nombreux projets ne respectent pas ces critères et entachent la crédibilité du mécanisme dans son ensemble:

  • Dr. Axel Michaelowa, spécialiste des projets CDM de l’Université de Zürich, a montré que de nombreux projets indiens ne sont pas additionnels: voir son étude à paraître dans Teri press.
  • Le New York Times s’est fait l’écho du scandale des projets HFC-23 dans un article de décembre 2006: ce sont des projets industriels qui ne participent pas au développement durable des populations locales mais sont extrêmement rentables pour les industriels et qui ont accaparé à ce jour 50% du marché des CDM. Au risque que des usines soient créées artificiellement uniquement pour toucher des crédits de réduction d’émissions…

Un autre problème qui touche le CDM est celui du respect du principe de supplémentarité qui veut que les réductions effectuées à l’étranger par des pays de l’OCDE soient seulement complémentaires des efforts de réductions effectuées chez eux. A ce jour, l’UE, par exemple, ne respecte pas ce principe : le WWF a montré dans une récente étude que l’UE permet à ses entreprises d’effectuer quasiment toutes les réductions d’émissions via des projets CDM.

Nous sommes convaincus que le CDM peut faire partie du bouquet de solutions pour contrer le réchauffement climatique pour autant que les projets soient réellement durables et additionnels et que le principe de supplémentarité soit respecté.