Film · Aviation : on va où?

Le trafic aérien est le secteur d’activité dont les émissions de CO2 augmentent le plus: au niveau mondial, elles ont doublé en 15 ans. A l’avenir, l’ONU prévoit même qu’elles seront multipliées par 7 d’ici 2050.

Les efforts consentis dans d’autres domaines (énergies renouvelables, rénovation des bâtiments, développement des transports publics,…) sont réduits à néant par l’expansion des émissions du trafic aérien. Un vol aller-retour transatlantique émet 2 tonnes de CO2 par passager, soit l’équivalent de l’économie annuelle réalisée en renonçant à la voiture comme mode de transport.

Malgré son impact croissant sur l’environnement, ce secteur échappe presque totalement aux régulations : le kérosène est le seul agent énergétique non taxé, le trafic aérien est absent du protocole de Kyoto, ou encore de la loi suisse sur le CO2. Seule l’Union Européenne a décidé d’inclure le trafic aérien dans son système d’échange de quota de CO2 (SEQE). En conséquence, le prix des billets d’avion est artificiellement bas, ne représente pas les coûts induits, notamment au niveau environnemental, générant ainsi une demande artificiellement élevée.