2009 - Aviation
Noé21 a commencé en 2009 sa campagne dénonçant l’angle mort de la politique climat du canton: l’aviation et l’aéroport de Genève.
Le trafic aérien est – avec les serveurs informatiques – le secteur d’activité dont les émissions de CO2 augmentent le plus rapidement: au niveau mondial, elles ont doublé en 15 ans. A l’avenir, l’ONU prévoit que si rien est fait, elles seront multipliées par 7 d’ici 2050.
Les efforts consentis dans d’autres domaines (énergies renouvelables, rénovation des bâtiments, développement des transports publics,…) sont réduits à néant par l’expansion des émissions du trafic aérien. Noé21 a initié le versant climat de la campagne sur l’aéroport mettant le sujet en haut de l’agenda médiatique et politique. Nous avons commencé par nous opposer au projet d’extension de l’aile Est, pour devenir l’interlocuteur des autorités s’agissant de l’avenir de l’aéroport. Jusque là, la campagne concernait les nuisances sonores.
Nous avons eu plusieurs rencontres avec l’administration de l’aéroport, les riverains et des associations et partis environnementaux. Plusieurs discussion publiques (cafés climat), projections, rapports et communiqués plus loin, la campagne collective pour un aéroport respectueux des riverains et de l’environnement est devenue une coordination large et mûre : La Carpe. La prochaine étape de la campagne menée par la Carpe, dont noé21 est un des membres fondateurs, consiste à remporter la votation cantonale sur l’initiative « Pour un pilotage démocratique de l’aéroport de Genève ».
Radiographie d’un redécollage de l’aéroport de Genève 01/03/2023
La crise du COVID a brutalement interrompu deux décennies d’une croissance continue du trafic à
l’aéroport de Genève. Avant que le nombre de passagers et de vols ne reprenne à la faveur de
l’atténuation de la pandémie, Noé21 a publié une étude en 2021 qui a montré que, pour respecter les
objectifs de l’urgence climatique, il était nécessaire de réorienter l’aviation dans un sens de durabilité
et de profiter de la crise sanitaire pour développer des alternatives, notamment par le rail.
Rapport Noé21 pour les Verts genevois, Mars 2023
Aéroport de Genève post-COVID: quel trafic pour préserver le climat ? 01/04/2021
En vingt ans, entre 2000 et 2019, le nombre de passagers de l’aéroport de Genève est passé de 8 à 18 millions par an. Les nuisances ont explosé pour les riverains et la qualité de l’air s’est dégradée. En parallèle, les émissions de CO2 des avions ont plus que doublé, réduisant à néant les efforts entrepris collectivement dans tous les autres domaines pour lutter contre les changements climatiques. En 2020, la crise sanitaire liée au SARS COV-2 a profondément bouleversé le trafic aérien. A Genève, le nombre de passagers de 2020 a reculé de 70% par rapport à 2019.
Rapport Noé21 pour les Verts genevois, Avril 2021
Le coût sociétal du trafic aérien à Genève et les effets sur les finances publiques 01/04/2016
Notre étude montre que les coûts sociétaux de l’aéroport de Genève sont de différente nature et de niveau élevé. Nous avons identifié les principaux types de coûts sociétaux du trafic aérien à Genève, selon quatre catégories : les coûts économiques, sociaux, environnementaux et fiscaux. Ces différents types de coûts ont des impacts considérables sur les finances publiques, que ce soit par le biais de pertes fiscales, de coûts de restauration de prestation publiques liées au cadre de vie ou à la santé, ou de perte de revenus de biens en mains publiques.
Prévisions de trafic aérien à Genève : le diable se cache dans les hypothèses 01/05/2015
Analyse de la fiabilité des prévisions 2030 d’Intraplan établies dans le cadre du processus PSIA
L’aéroport de Genève a connu une croissance de trafic extraordinaire durant la dernière décennie, accompagnée d’une augmentation importante des nuisances environnementales (+80% des passagers et +86% des émissions de CO2). L’élaboration de la fiche PSIA de l’aéroport de Genève qui est en cours va déterminer le développement des infrastructures aéroportuaires pour les vingt prochaines années. Les autorités fédérales et le canton de Genève ont prévu pour cela de se fonder sur les prévisions de trafic en 2030 de l’étude Intraplan. La présente étude a pour objectif d’évaluer la fiabilité de ces prévisions.
Une étude commandée par les Verts genevois Noé21, Mai 2015